Autonomiste ou régionaliste ?

 

 

Depuis les années soixante-dix, les historiens s’accordent à distinguer plusieurs mouvances au sein de l’autonomisme alsacien d’avant la Seconde Guerre mondiale. Après les travaux de François-Georges Dreyfus, ancien directeur de l’Institut d’Etudes politiques de Strasbourg, ils considèrent que, s’agissant de cette période, « autonomisme » est un terme impropre dans la mesure où le mot recouvre trois réalités bien différentes : «  Il y a les séparatistes, les autonomistes proprement dits et les régionalistes.»1 Bernard Vogler, autre éminent universitaire alsacien, un temps directeur de l’Institut d’Histoire d’Alsace ainsi que directeur du Centre de recherche régionale et rhénane, a repris cette distinction dans son  Histoire politique de l’Alsace. Il détache toutefois les fédéralistes des courants précédents et qualifie carrément « d’erreur grossière l’amalgame constant fait entre régionalisme/ autonomisme/ fédéralisme et séparatisme.»2Plus récemment, Christian Baechler,3 dans une revue très justement intitulée (au pluriel) « Aux origines des autonomismes alsaciens »4 a validé par son article L’autonomisme alsacien dans l’entre-deux-guerres  cet indispensable distinguo.5 Tant il est profondément vrai que, selon le mot d’Albert Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ».6 Alors, à laquelle de ces réalités rattacher Joseph Rossé ?

Dans cette façon de voir des historiens d’aujourd’hui, les séparatistes présentent un double versant : le premier s’organise autours d’un parti, l’Unabhängige Landespartei créé à la fin des années vingt, avec pour animateurs principaux Karl Roos, René Hauss et Paul Schall. Leur objectif rêvé mais jamais explicité est en fait le retour de l’Alsace-Moselle à l’Allemagne. En attendant, ils se présentent comme fédéralistes, partisans d’une autonomie dans le cadre d’éventuels Etats-Unis d’Europe. Pour s’implanter dans l’opinion, ils vont exploiter les erreurs commises vis-à-vis des Alsaciens-Mosellans par les gouvernements de la IIIè République, sitôt éteints les flonflons de l’arrivée triomphale des troupes françaises dans « la province recouvrée ». Erreurs qui ne feront malheureusement que s’aggraver tout au long des années ultérieures, jusqu’à trouver leur paroxysme sous le gouvernement laïciste et jacobin d’Edouard Herriot. L’influence réelle de ce courant ne débordera cependant pas de certains cantons ruraux du Nord de l’Alsace et de certains quartiers de Strasbourg protestants luthériens très attachés à la langue allemande. Selon Bernard Vogler « ils sont peu nombreux »7.

Le second versant du séparatisme actif est constitué par les communistes. Dès sa création, en décembre 1920, au Congrès de Tours qui marque la scission entre socialistes de la vieille SFIO - précédemment rejointe par les anciens de la SPD alsacienne non expulsés en Allemagne avec les  Altdeutsche -, le Parti Communiste Français affirme le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, jusques et y compris le droit de se séparer de la France ». Son leader alsacien, Charles Hueber, considère «  l’Alsace comme une colonie de l’impérialisme français ». Plus tard, quand les communistes d’Alsace se sépareront du PCF pour des questions de tactique électorale et d’alliance avec les « cléricaux autonomisants » centristes, les deux rameaux, celui dirigé depuis Paris par Maurice Thorez comme celui de Charles Hueber et Jean-Paul Mourer dénommé « Parti Communiste-Opposition » n’en resteront pas moins sur cette ligne séparatiste initiale.8 En 1939, le « P.C.-Opposition », un temps renommé Arbeiter- und Bauernpartei  fusionnera d’ailleurs avec la  Landespartei pour former une organisation séparatiste unique : l’Elsaß-Lothringische Arbeiter- und Bauernpartei, Parti des ouvriers et paysans d’Alsace-Lorraine.

Pour sa part, Joseph Rossé n’a jamais été séparatiste, ni non plus indépendantiste, contrairement à ce que la propagande des mêmes communistes prétendra dans l’après –guerre quand ils voudront lui intenter un procès à la mode des procès staliniens menés à Moscou de 1936 à 1938.

A côté de ce séparatisme, existe l’autonomisme proprement dit. Il est lui aussi le fait d’une minorité, mais « beaucoup plus importante ».9 Il trouve son origine dans le mouvement d’essence anti-prussienne, à tout le moins neutraliste, qui s’était développé dans le Reichsland Elsaß-Lothringen à la fin du XIXè siècle et qui avait fini par porter le centriste démocrate-chrétien Eugen Ricklin à la tête du Landtag, de 1911 à 1919. Avec l’abbé Haegy, patron du groupe catholique de presse et d’édition Alsatia de Colmar, ce dirigeant historique du Zentrum alsacien va polariser l’aile dite « cléricale » de l’Elsässische Volkspartei, créée en 1919 sur un programme de défense du bilinguisme et des particularités juridiques, sociales et administratives et de préservation des lois religieuses et scolaires. Tous deux réclament une autonomie de gestion pour l’Alsace-Moselle, une Assemblée régionale avec des compétences législatives et un exécutif régional. Bref : se situant dans le prolongement des luttes d’avant 1914, ils rêvent de retrouver un statut identique à celui du Reichsland, non plus par rapport à l’Allemagne mais par rapport à la France. A côté du Docteur Ricklin, ce versant clérical de l’autonomisme véritable de 1926-1928 compte deux autres figures marquantes : Jean Keppi, l’organisateur discret mais néanmoins très efficace ; Joseph Rossé, la figure médiatique qui va progressivement prendre la succession de Xavier Haegy. Face à ces catholiques, il existe un versant progressiste et laïc de cette forme d’autonomisme. Camille Dahlet en sera la figure de proue à partir de 1928 après le retrait du pasteur Georges Wolf, co-fondateur. Moins soucieux de défense des positions ecclésiastiques, plus préoccupé des questions linguistiques, ce protestant sera surtout influent dans le Nord de l’Alsace ainsi qu’à Strasbourg où son parti progressiste, l’Elsässische Fortschrittspartei, va naître en 1925 d’une scission au sein du parti radical alsacien, précisément sur la question de l’autonomie. Un coup dur pour ces héritiers du jacobinisme, par ailleurs triomphant à Paris. Les radicaux-socialistes alsaciens auront du mal à s’en remettre électoralement ; ils ne le pardonneront jamais aux scissionnistes.

Les régionalistes sont les plus nombreux.10 Ils sont aussi les plus suivis par les Alsaciens. En effet, on les trouve dans tous les partis, excepté chez les socialistes de la SFIO et les radicaux-socialistes farouches, adeptes d’une France centralisée et partisans de l’application intégrale de la législation nationale dans toute l’Alsace-Moselle. A bien des égards, les régionalistes ne se distinguent guère des autonomistes proprement dits. Comme eux, ils souhaitent le maintien des particularités régionales, surtout le régime des cultes et l’école confessionnelle car, comme eux, ils sont totalement étrangers à la tradition laïque française. Ils sont aussi attachés au maintien des droits acquis au plan social ainsi qu’à la préservation du bilinguisme. Par contre, au plan institutionnel, leurs revendications se limiteront à une décentralisation des pouvoirs articulée autour d’une Assemblée régionale élue, mais dépourvue de tout pouvoir législatif. Par réalisme, ils penchent pour une simple réforme administrative et s’interdisent de remettre trop radicalement en cause le caractère unitaire de l’Etat français et les principes jacobins qui le fondent. Joseph Rossé évoluera vers ces positions au cours des années 1930. Mais, en dépit de leur timidité au regard des avancées qu’avait permis le statut de l’Elsaß-Lothringen au temps du Reichsland, ces revendications régionalistes se heurteront à une forte incompréhension de la part des autorités républicaines ainsi que de la droite et de la gauche « nationales » en Alsace même. « L’hostilité hermétique à toute atteinte au caractère unitaire de l’Etat et aux principes jacobins de la République exprimée par des milieux nationaux firent que pendant presque toute cette période, les tendances régionalistes furent assimilées à un séparatisme pur et simple, ce qui était calomnie gratuite.i» Rossé sera victime de cet amalgame. Pourtant, dès sa première campagne pour les législatives de 1928 - dans sa profession de foi du second tour -, il dénonçait la falsification de ses positions :11

« Les démagogues et traîtres sont en tous lieux et avec tous les moyens à l’œuvre pour falsifier le résultat électoral du 22 avril, si cinglant pour eux. Dans leur mesquinerie diabolique, ils veulent lui donner un sens qu’il n’a pas. C’est sciemment et méchamment mentir que de présenter les électeurs de monsieur Rossé comme un rassemblement anti-français. Notre programme électoral spécifie expressément : Elsass-Lothringen veut définitivement et sans réserve appartenir à la France. Nous condamnons et combattons chaque action séparatiste ou autonomiste, quelqu’elle soit, qui voudra nous mener à la séparation d’avec la France. »

 

Mais l’accusation reviendra dès l’année suivante à l’occasion du Katholikentag, rencontre nationale des catholiques allemands qui se tient en présence de Mgr Pacelli12 du 28 août au 1er septembre 1929 à Freiburg im Breisgau/ Fribourg-en-Brisgau dans le pays de Bade, soit à une cinquantaine de kilomètres de Colmar où Rossé vient d’être élu député. Il y déclare solennellement : « L'histoire a de nouveau placé l'Alsace sous la souveraineté française. Nous remplissons loyalement nos devoirs en tant que citoyens français, en premier lieu parce que nous sommes catholiques et obéissons â la parole du Seigneur: rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César». Nonobstant la limpidité du propos, la presse patriotique alsacienne hurlera à sa participation à «une manifestation séparatiste savamment calculée » et dénoncera :13

« … la démarche du députe in partibus (sic) de Colmar [qui] caractérise bien la mentalité de nombre de cléricaux d'Alsace. Loin de chercher des appuis auprès des catholiques français et d'assurer une communauté de vue avec eux, ils préfèrent tourner leurs regards vers l'étranger [...] Sous prétexte de seconder la collaboration entre catholiques français et catholiques allemands, nos autonomistes ont cherché une fois de plus, à Fribourg, le concours d'une sorte d'internationale noire qui doit les aider à renforcer l'influence cléricale en Alsace et à réaliser leur rêve ... la création d'une sorte d'Etat-tampon clérical entre Vosges et Rhin ».

 

D’autres se plaindront que Mgr Pacelli ait « couvert de sa haute autorité les travaux de l'assemblée de Fribourg», se demandant « pourquoi le Vatican n’avait pas eu de parole d’avertissement dite à ces autonomistes les plus violents qui adressent à l’évêque de Strasbourg et à tous les catholiques qui le suivent, la plus grave des injures, celle d’être des hérétiques. »14

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En fait, tout au long des années trente, Joseph Rossé devra sans cesse le rappeler, jusqu’à ce communiqué qu’il fait paraître dans Paris-Soir à la veille même de la guerre :

« Monsieur le député de Colmar nous prie de dire qu’il n’appartient pas au parti autonomiste mais à l’UPR, c'est-à-dire l’Union Populaire républicaine qui groupe la majorité des députés alsaciens. »15

Durant ces années, il ne cesse de vouloir se démarquer de l’Unabhängige Landespartei de Roos, Hauss et Schall, d’abord née sous ce nom de parti autonomiste et qui accaparera une appellation au sens bien plus large. Joseph Rossé protestera contre cette confusion jusqu’en 1947. Le jour de l’ouverture de son procès, lors de l’interrogatoire d’identité, le président avance :

«  -Très tôt vous avez milité au sein de l’UPR. Ce parti avait alors les mêmes tendances que le parti autonomiste…

-Jamais, [réplique Rossé] jamais, je n’ai eu de relations avec les Autonomistes. Et mon parti n’a jamais fait d’alliance avec eux. Avant que j’en sois militant, l’UPR avait déjà réclamé l’autonomie administrative pour laquelle, plus tard, j’ai combattu… Le parti autonomiste, lui, voulait l’autonomie politique. »16

 

C’est que pendant toute la période 1919 - 1939, le terme « autonomiste » ne cessera d’être entendu dans deux sens différents : un premier sens, générique, recouvrant indistinctement les différentes mouvances se réclamant de la défense et de la promotion du particularisme alsacien et un second sens, spécifique : celui du parti politique, principalement bas-rhinois créé sous ce nom le 27 septembre 192717, aussitôt rebaptisé ULP Unabhängige Landespartei für Elsaß-Lothringen18 avant de terminer sa carrière en 1939 sous le nom de Elsaß-Lothringische Arbeiter- und Bauernpartei19 mais toujours communément et en bref appelé de son nom alsacien Autonomistische Partei. D’où de si nombreux malentendus, hier et encore jusqu’à aujourd’hui.

 

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte d’hystérisation patriotique croissante, Rossé –prétendument indépendantiste – sera même caricaturé en partisan du rattachement de l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne. Sur ce thème, une campagne de presse très violente se déclenchera contre lui, à laquelle participent des journaux comme L’Ordre (d’Emile Buré), Le Populaire (socialiste), l’Humanité (communiste) et d’autres. Le député de Colmar se verra obligé de protester contre ces assertions totalement mensongères dans une lettre au vice-président du conseil des ministres, Chautemps, datée du 12 octobre 1938. Il fera ressortir que ces allégations jetaient un discrédit sur le plus grand parti alsacien et « offr[ai)ent à l’Allemagne des arguments directs pour une action qui pourrait avoir de graves conséquences. » Il ajoutera :

« Personne en Alsace n’a jamais pensé et ne pense à s’élever contre la Nation. Mon parti a affirmé par la bouche de plusieurs de mes collègues et par moi-même, à de nombreuses occasions, notre volonté loyale de rester dans le cadre de la France et de travailler avec les autres provinces à la reconstruction de tout le pays. »20

Reconstruire le pays et d’abord empêcher la déconstrution de l’Alsace, particulièrement affectée par la secousse de la crise économique des années trente et la désindustrialisation massive provoquée par les menaces de guerre. Ainsi, dans le discours mais surtout dans la pratique politique, c’est bien le régionalisme qui caractérise en définitive l’action de Rossé. Ceci de façon très pragmatique, hors tout dogmatisme idéologique. Dans le contexte de marasme profond des années d’avant-guerre, plus que la situation institutionnelle de la région, c’est la situation économique et sociale de l’Alsace qui devient le sujet de préoccupation majeur. Les responsables politiques – ceux de l’UPRA tout particulièrement – finissent par comprendre que la puissance de séduction que le nazisme commence à exercer en Alsace et en Moselle à la vielle de la guerre est aussi – et peut-être d’abord- liée à la réussite du programme économique hitlérien en Allemagne21. Joseph Rossé prend donc la tête d’un « Groupement de vigilance et d’action économique ». Il rassemble des représentants de l’UPRA, de l’APNA et des démocrates ainsi que de l’industrie, du commerce, de la finance et de l’Université22; vingt-cinq personnalités, toutes expertes des questions économiques. Leur mission consistera à définir des mesures concrètes pour réagir contre l’anémie progressive et la désorganisation de l’activité alsacienne qui subit de plein fouet les contrecoups des événements internationaux provoqués par Hitler : Anschluß, crise tchécoslovaque, mobilisation de 1938, premières évacuations de populations qui provoquent des désinvestissements industriels massifs et des départs de sièges administratifs régionaux (chemins de fer, potasse). Six commissions sont ainsi constituées afin de passer au peigne fin la situation des divers secteurs d’activité et de proposer les mesures de redressement appropriées. Créé en mai 1938, ce Groupement dépose ses premières conclusions à l’automne, de sorte que, dès décembre, les Conseils généraux en débattent régionalement et les parlementaires peuvent les relayer à Paris. Malheureusement beaucoup trop tard pour qu’il en résulte des effets concrets.

 

Toutefois, si cette initiative de Rossé s’inscrit d’abord dans une volonté de faire face au marasme de l’économie alsacienne - qui s’aggrave alors chaque mois - elle se veut également démonstration concrète de la capacité des Alsaciens à débattre des questions qui les concernent directement et à prendre en main leurs affaires : bref, une expérimentation en grandeur réelle du programme régionaliste de démocratie économique de l’UPRA. Evidemment, les circonstances de son lancement ne permettront pas d’en mesurer les fruits. Par contre, au plan de la méthode, la leçon sera retenue. En effet, sous la IVè République, aux premiers temps de la régionalisation institutionnelle, Pierre Pflimlin et le MRP – continuateurs, d’une certaine façon, du « parti catholique » - reprendront à leur compte l’idée du Groupement en constituant un Comité d’Etudes et d’Action pour l’Economie Alsacienne directement inspiré de l’initiative de Rossé. Une création qui, à partir de 1955, fera rapidement des émules sur tout le territoire national dans le cadre des « circonscriptions d’action régionale »23 pour se fédérer au sein du « Conseil National des Economies Régionales », foyer de la promotion d’une décentralisation économique.

 

 

1 François-Georges Dreyfus. Histoire de l’Alsace, Paris, Hachette, 1979, 422 pages.

2 Bernard Vogler. Histoire politique de l’Alsace, Strasbourg, éditions la Nuée Bleue, 1995, 431 pages.

3 Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Marc Bloch de Strasbourg.

4 Les Saisons d’Alsace n° 65, Strasbourg, éditions des DNA, 2015, 128 pages.

5 Voir son article  L’autonomisme alsacien dans l’entre-deux-guerres  pp. 72-81 de la revue précitée.

6 Albert Camus. Œuvres complètes, tome 1, Paris, La Pléiade, p.908.

7 Bernard Vogler. Histoire politique de l’Alsace, p. 222.

8 Aux sources de l’autonomisme alsacien-mosellan, p. 250.

9 Bernard Vogler. Histoire politique de l’Alsace, p. 222.

10 Idem.

11 Appel aux citoyens de l’arrondissement de Colmar. Texte de 3 pages en allemand signé du Comité pour la liberté, le droit et le progrès. (Collection personnelle et traduction MK).

12 Nonce apostolique du Vatican en Allemagne, le futur pape Pie XII.

13 Journal d’Alsace-Lorraine, 1er septembre 1929.

14 Elsässer Bote / Le messager d’Alsace, 2 septembre 1929.

15 Paris-Soir, 24 juillet 1939.

16 Journal l’Alsace, 30 mai 1947, p.1.

17 Très exactement Elsaß-Lothringisch-Autonomistische Partei. Voir Aux sources de l’autonomisme alsacien-mosellan p.121.

18 Parti régional indépendant pour l’Alsace et la Lorraine, op. cité, p. 122.

19 Parti alsacien-lorrain des ouvriers et paysans. Idem p. 252.

20 Lettre publiée par l’Els. K. du 15 octobre 1938. Voir Christian Baechler, Le parti catholique p. 545.

21 Dans Considérations sur Hitler, Paris, Perrin, 2014, p.49, Sebastian Haffner rappelle qu’ « en janvier 1933, lorsqu’Hitler devint chancelier du Reich, il y avait 6 millions de chômeurs en Allemagne. Trois brèves années plus tard, en 1936, le retour au plein emploi était une réalité. » En fait, les conseillers économiques de Hitler – dont le Dr Schart – n’ont fait qu’appliquer les méthodes du New Deal lancé aux Etats-Unis sous l’inspiration de l’économiste britannique Lord Keynes, camps de concentration en plus pour calmer les récalcitrants.

22 Christian Baechler donne la composition détaillée. Le parti catholique, p.546.

23 Ces « CAR » serviront de cadre aux 21 « régions de programme », base des régions instituées par la Vè République, et modifiées dans leurs limites par la loi du 24 novembre 2014, dite loi nOTRE.

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