Eugène Ricklin, le Lion du Sundgau

 

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Maire de Dammerkirch, député au Reichstag

 

Eugène Ricklin est né le 12 mai 1862 à Dannemarie dans le Sundgau, d'un père hôtelier et d'une mère alsacienne, Kayser Catherine. Après des études au collège de Belfort il fréquente les lycées d'Altkirch et de Colmar. On le retrouve ensuite en Allemagne, à Regensburg, puis à Freiburg, München et Erlangen où il étudie la médecine. Manifestant très jeune une forte inclinaison pour la justice et la défense des humbles, il est remarqué et on lui propose, dès l'âge de 29 ans, d'entrer au conseil municipal de sa ville, devenue Dammerkirch. En 1898, il prend la succession de Jean Flury, décédé et devient maire, vite remarqué et détesté par les autorités pour son franc-parler. L'administration allemande le révoque de ce poste en 1902 sur décision du Bezirkspräsident, à la suite d'une plainte déposée contre lui pour offense à l'empereur - qui traduit surtout l’inimitié de quelques notables locaux - et pour le sanctionner pour ses prises de positions répétées en faveur de l’autonomie alsacienne : il revendique notamment le statut de Bundesstaat pour l'Elsaß-Lothringen. Il est remplacé par le notaire Albert Centlivre, alors l'homme de l'administration allemande1. Ricklin reste néanmoins membre du conseil municipal jusqu'en 1908. Dès cette époque, il se fait connaître tout à la fois comme défenseur d’une Alsace autonome et du rapprochement franco-allemand. Ainsi, en tant que maire, il inaugurera à Dannemarie un monument à la mémoire des combattants allemands et français de la guerre de 1870-71. Il obtiendra également la décision de construction de la ligne ferroviaire Dannemarie-Pfetterhouse-Bonfol en 1901 en tant que tout nouveau membre du Landesausschuss.

 

En 1896, il était entré, également comme successeur de Jean Flury, au Bezirkstag de Haute-Alsace dont il deviendra le président durant la guerre. En 1900, cette assemblée l’avait l'envoyé au Landesausschuss de Straßburg, à la place d'Anton Cassal de Pfirt/Ferrette, décédé. En 1903, vainqueur des élections pour la députation dans la circonscription de Thann-Altkirch, il va siéger au Reichstag de Berlin. Réélu plusieurs fois, il disposera jusqu’en 1918 de ce mandat au sein du Parlement de la Confédération germanique ; co-dirigeant du Zentrum Elsaß-Lothringen/ Centre alsacien-lorrain associé au Zentrum allemand, il y portera haut et fort les revendications autonomistes.

 

Président du Landtag Elsaß-Lothringen

 

Mais son ascension ne s'arrête pas là. Son autorité, sa droiture et ses compétences lui assurent, au sein de son parti, le respect et la considération de tous. De sorte qu'après la première élection au suffrage universel pour le Landtag, où il est mandaté avec d’autres collègues centristes qui remportent la majorité relative, il peut devenir en novembre 1911 le premier président de la seule institution parlementaire de l'histoire alsacienne.

 

 

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Le Palais du Landtag sur la Kaiserplatz de Straßburg (devenu Théâtre)

 

Cependant, ses relations avec les Allemands ne seront pas des meilleures. Ricklin ancien collégien à Belfort est bilingue. On parle français dans sa famille. D’une fidélité sans faille au peuple alsacien, il ne cessera de défendre ardemment ses intérêts, face à l'administration impériale. De là lui viendra un surnom : celui de « Lion du Sundgau ». D'ailleurs, il ira jusqu'à refuser le Rotes Adlerorden / l’Ordre de l’Aigle rouge impérial qu'on voudra lui décerner ! Dans ses nouvelles fonctions, il ne cessera de demander un statut de Land à part entière pour l’Elsaß-Lothringen.

 

Avant que la guerre n'éclate, il œuvre aussi inlassablement pour la sauvegarde de la paix. Ainsi, en 1913 et 1914, il se rend- en compagnie de l'abbé Haegy abbé Haegy aux conférences de la Paix de l'Union interparlementaire de Bern et de Basel, où il rencontre d'autres militants pacifistes, comme Jean Jaurès. Il y déclare : « Alsacien-Lorrain, j’ai toujours défendu cette idée, que le rapprochement et la réconciliation de la France et de l’Allemagne sont indispensables ; j’ai toujours combattu l’idée d’une guerre entre les deux pays ». La guerre est pourtant déclarée en août 1914 et Eugène Ricklin s’engage dans l’armée allemande comme médecin. Ses prises de position contre les abus des militaires en Alsace-Lorraine et l’hommage qu’il rend à Jacques Preiss2, décédé pendant son exil en Allemagne en 1916 sont vues d’un très mauvais œil par les autorités militaires allemandes. Il sera d’ailleurs sanctionné et muté dans le Nord de la France pour avoir défendu énergiquement son ami Médard Brogly, accusé de francophilie par un tribunal militaire allemand.

 

En 1917, croyant favoriser l’évolution de la région vers le statut de Land de plein exercice, il fait des déclarations de loyauté à l’Empire allemand. Puis ayant vu, vers la fin de la guerre, que l'autonomie complète (vollberechtigten Bundesstaat) accordée par les Allemands arrivait trop tard (1918), il lance l'idée du Nationalrat pour tenter de sauver les acquis politiques alsacien. En novembre 1918, après l’abdication du Kaiser Wilhelm II et, avec d’autres députés, il forme le Conseil national d’Alsace-Lorraine qui entend négocier le maintien des particularités alsaciennes avec le gouvernement français. II prend l'initiative de le convoquer le 12 novembre 1918. Elu à la présidence de ce Conseil, il propose de soumettre à l'acceptation des autorités françaises un texte garantissant les droits alsaciens qu'il savait menacés par le jacobinisme français. Mais le vent avait tourné et, avec lui, bien des vestes parmi les anciens du Landtag.

 

La suite prouvera à Ricklin que ses craintes étaient justifiées : il est mis en minorité. Une majorité de parlementaires du Zentrum, les socialistes et les Lorrains, ne veulent pas « irriter la France ». Ils préfèrent s'en remettre aux promesses des généraux qui avaient garanti le maintien du particularisme alsacien. La fin lamentable du Landtag transformé en Nationalrat avant de se saborder est connue. Ricklin reprochera tout le reste de sa vie aux membres de ce Conseil National d'avoir « loupé le coche » : « Si mon projet avait été adopté, les attaques contre les droits du peuple alsacien et les libertés de la patrie auraient été rendues impossibles. Je suis convaincu que si mes propositions avaient été adoptées par le Conseil National, elles auraient été acceptées par l’administration française. » ne cessera-t-il de répéter plus tard.

 

Sous les débuts de la République Une et Indivisible

 

Avec l’arrivée des Français, le Docteur Ricklin connait ses plus dures épreuves. Les autorités de la Troisième République le considèrent en effet comme l’homme le plus à craindre en Alsace. Aussi chercheront-elles, par tous les moyens, à l’éliminer de la scène politique pour avoir les coudées franches dans le lancement de la politique de francisation, mûrement préparée à Paris depuis des années. Il s’agira aussi, pour elles, de l’empêcher de prendre part à la reconstruction du Zentrum-Elsaß-Lothringen pour laquelle les débats commencent dès février 1919. On le traîne donc devant les sinistres Commissions de Triage. Accusé de germanophilie par celle d’Altkirch en raison de ses déclarations de 1917 en faveur de l’Allemagne, il est expulsé. Au mois de mars, l’ancien président du Landtag d’Alsace-Lorraine est expédié en résidence forcée dans la zone occupée en territoire badois près de Kehl. Pendant quelque temps, il y est même jeté au cachot. Malgré la protestation de l’ensemble des maires et des curés de du secteur de Dannemarie, y compris de ceux des communes francophones dont il avait toujours pris la défense du temps du Reichsland, il ne sera autorisé à rentrer que le 16 janvier 1920 : après les élections législatives dont on voulait l’écarter. A son retour d’exil dans sa ville natale, ruiné, il doit encore affronter un complot destiné à l’abattre professionnellement. Lorsqu’en janvier 1920 il rentre à Dannemarie et veut s’inscrire à l’association des médecins de Mulhouse, cela lui sera refusé au motif de son passé politique…

 

Mais Ricklin est resté un battant. Il n’abandonnera pas le combat politique pour autant. Ecœuré, comme beaucoup, par le comportement des autorités de la Troisième République, il revient à la vie publique en décembre 1925 en intégrant le comité de rédaction de la Zukunft, puis en se joignant à l’équipe qui initiera le manifeste du Heimatbund publié le 7 juin 1926 et qui demande l’autonomie dans le cadre de la France.

 

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Début du texte du Manifeste du Heimatbund

 

 

C’est sous sa direction que le comité de ce Heimatbund entrera en relation avec les autonomistes bretons et corses et développera la stratégie de la Einheitsfront avec les communistes alsaciens-lorrains.

A l’approche des élections législatives de mai 1928, Poincaré tente d'empêcher les autonomistes en train de se structurer d'y prendre part. Six de leurs journaux sont alors interdits et les leaders du mouvement les plus en vue arrêtés : parmi eux, Rossé, Hauss et le Docteur Ricklin. A 66 ans, le 16 mars 1928, Ricklin est conduit, menotté, sans ceinture, à travers la ville de Mulhouse pour être écroué. C'est qu'on veut aussi l'humilier. Mais Rossé et Ricklin ne se laisseront pas intimider et, du fond de leur cachot se porteront néanmoins candidats.

 

 

Les élections de 1928

 

 

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Affiche électorale pour la législative de 1928

Texte en alsacien

Le Lion revient. Chacun vote Ricklin.

 

Leur popularité ne se démentira pas : ils seront élus députés en prison. Du jamais vu en Alsace, ni non plus ailleurs en France ! La campagne est toutefois marquée par de nombreux incidents, dus à des agents provocateurs. Des échauffourées, organisées par les « nationaux », ont lieu lors des meetings des autonomistes qui se voient refuser des salles pour tenir leurs réunions. Des affiches calomnieuses sont déposées pour tromper les électeurs. Ainsi, Le samedi 28 avril au soir, veille du 2e tour, de grosses limousines d’industriels mulhousiens sillonnent la circonscription en placardant partout des affiches bordées de noir-blanc-rouge (couleurs de l’Empire allemand jusqu’en 1918) portant la signature falsifiée du Dr Ricklin sous un appel se terminant par ces mots (en allemand) : «  Ce qui fut allemand doit rester allemand. Dans peu d’années nos frères allemands viendront nous délivrer. Vive notre patrie allemande. »

 

 

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Affiche faussement attribuée au Dr Ricklin et faussement signée

Imprimée à Marseille et apposée par des agents provocateurs

 

 

Un faux éhonté destiné à conforter les accusations de germanophilie et d’irrédentisme portées régulièrement contre Ricklin et les autonomistes par les « nationaux » et la propagande française. On découvrira d’ailleurs ensuite que cette affiche avait été imprimée à Marseille ! Entre minuit et 1h00 du matin, des amis de Ricklin découvrent l'affiche sur les murs et en informent son équipe de campagne qui se met immédiatement à la recherche des coupables. Rapidement, elle surprend une équipe de colleurs en train de poser des affiches sur l'église. Une course-poursuite s'engage alors. Durant leur fuite, les colleurs jettent colle, pinceaux et affiches par la fenêtre de leur véhicule qui, n’ayant pu faire demi-tour sur la route principale, file à présent à toute vitesse sur le chemin de Friesen à Lepuix dans le territoire de Belfort. Mais, désorientés sur ce chemin rural, les quatre occupants seront rattrapés par leurs poursuivants qui les forceront à s’arrêter. Nous sommes alors le jour du scrutin !

Encadrée par deux voitures de Heimatrechtler, la limousine des colleurs, avec trois des hommes de main, dont le chauffeur laissé au volant mais sous la surveillance d'un fidèle du Dr Ricklin assis à côté de lui, est ainsi reconduite sous bonne escorte en direction de Hagenbach afin d’y dresser un constat. Mais, peu avant cette localité, le chauffeur accélère soudainement pour tenter de s'échapper. Une violente bagarre s'engage alors à l'intérieur du véhicule entre le chauffeur et l’ami du Dr Ricklin, que les passagers à l’arrière tentent de l’assommer avec une barre métallique pour lui faire perde conscience ! Mais à la sortie de Hagenbach, sur la route conduisant vers Balschwiller, le chauffeur finit par perdre le contrôle de sa limousine. Celle-ci fera une embardée dans le ruisseau de 2 mètres après avoir arraché le parapet métallique et deux grosses pierres de protection. Un des occupants réussira néanmoins à s'enfuir. Mais ses deux acolytes restés aux mains des Heimatrechtler reconnaîtront leur méfait dans un protocole qu'ils signeront de même que plusieurs témoins. On apprendra ensuite que les commanditaires de cette manœuvre déloyale n'étaient autres que des responsables de l'Action française, des Jeunesse Patriotes et du Parti Démocrate de Mulhouse d’accointance avec la police politique française, la « police spéciale ».

Informée de l’affaire, la gendarmerie de Dannemarie répondra qu’elle avait rédigé peu avant un rapport précisant que « des Allemands dans des automobiles faisaient de la propagande anti-française en Alsace » ! Par la suite, tant les commanditaires de cette action que leurs hommes de main resteront totalement impunis.

Ricklin, seul contre tous, isolé dans sa cellule, sans moyens et livré aux pires manœuvres diffamatoires à l’extérieur, sera néanmoins élu triomphalement avec 7 741 voix sur 12 326. Joseph Rossé, son ami emprisonné comme lui, l’emportera aussi brillamment à Colmar.

L’énorme succès électoral des autonomistes ne fera qu’attiser davantage l’antibochisme des « patriotes » qui fini par prendre des allures complètement hystériques.

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Tract anti-Ricklin et anti-Rossé diffusé par « les bons Citoyens Français ».


 

Le Komplottprozess de Colmar

Le procès s’ouvre en mai 1928. C’est une véritable parodie. L’histoire gardera le souvenir sous le nom de Komplottprozess von Colmar.


 

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Les accusés du Komplottprozess de Colmar et leurs défenseurs (1er -24 mai 1928)

 

Bien que ne permettant pas de prouver l’existence d’un quelconque complot, la Cour, après avoir libéré les autres accusés3, condamne le docteur Ricklin, Rossé, Fashauer et Schall a un an de prison et 5 ans de privation de leurs droits civiques. Très suivi par toute la presse, le verdict a un retentissement énorme et pas seulement dans la région. Devant l’indignation générale provoquée en Alsace-Moselle par cette décision, le Président de la République gracie les condamnés qui sont relâchés le 14 juillet 1928. Ricklin sera accueilli triomphalement dans tout son Sundgau natal, où la population fait bloc derrière lui, au point de le réélire une fois de plus au conseil général, en octobre 1928.

 

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Carte postale autonomiste de propagande

1928 Les martyrs de l’Alsace

De g. à d. Schall, Rossé, Ricklin, Fashauer, les quatre condamnés

 

Cependant, les épreuves continuent pour Eugène Ricklin dont le mandat de député est invalidé en novembre 1928 car la grâce ne lui avait pas rendu la plénitude de ses droits civiques ! Porté toutefois candidat aux élections cantonales en octobre 1928 où il est largement élu, il ne pourra occuper le siège : c’est en effet Albert Centlivre, son adversaire de toujours, qui est proclamé élu à sa place. Mais l’élection est invalidée en Conseil d’Etat en mars 1929 et de nouvelles élections ont lieu en juin lors desquelles Ricklin sort une nouvelle fois élu triomphalement. Cette fois son élection est validée et il pourra rester conseiller général jusqu’en 1934.

Mais le gouvernement français avait aussi tenté alors d’organiser un tir de barrage en manœuvrant pour l'invalidation du mandat des deux députés Rossé et Ricklin, sous le même prétexte que la grâce présidentielle ne leur avait pas rendu la plénitude de leurs droits civiques. La Chambre des députés se rangera à l'avis du gouvernement et votera leur invalidation par 195 voix pour, 29 contre, et 416. Sous la pression constante des Heimatrechtler, l'amnistie totale sera réclamée pour Ricklin ainsi que sa réhabilitation. Mais comme elle tardera à venir, en signe de protestation, six députés autonomistes alsaciens glisseront dans l’urne, en mai 1931, lors de l'élection du président de la République française par le Sénat et la Chambre, un bulletin au nom du « Docteur Eugène Ricklin ancien président du Parlement d'Alsace-Lorraine »

 

Une longue mise aux oubliettes

 

Fatigué de toutes ces injustices, ne s’étant jamais remis de n’avoir pas été officiellement réhabilité, le vieux lion du Sundgau se retire de toute vie politique en 1934 à l’issue de son mandat départemental, bien que continuant à jouir d’une formidable popularité. Il meurt le mercredi 4 septembre 1935 à 20h20, après un long séjour à l’hôpital de sa ville natale, Dannemarie. Plus de 2 000 personnes assistent à son enterrement et des hommes politiques de tous partis lui rendent hommage, à l’image du maire de Dannemarie Louis Schaeffer, alors pourtant connu pour sa francophilie.

 

Malheureusement par la suite, les autorités de la République Une et Invisible vont déployer tous les moyens à leur disposition pour rejeter le plus profondément possible dans l’ombre le rare alsacien à avoir fait preuve durant le XXe siècle de véritables qualités d’homme d’Etat. Tout comme le Landtag qu’il avait présidé et dont rien encore aujourd’hui4 ne vient indiquer sur place à Strasbourg le rôle historique, il fera avec tous les autres Heimatrechtler, l’objet d’une véritable damnation mémorielle.

 

Il ne commencera à en sortir que 100 ans après sa présidence, à l’initiative de son successeur à la mairie de Dannemarie, Paul Mumbach assisté par son adjoint Alexandre Berbett, historien et biographe de Ricklin dont les travaux ont inspiré la présente notice. Une première fois à l’occasion de l’Alsatian Pride, Unser Landelsässischer Stoltz, Marche pour les fiertés alsaciennes organisée en 2011 à travers toute l’Alsace par Unser Land, le Mouvement Alsacien, puis de façon officielle, le dimanche 31 mai 2015 lors de l’inauguration de la Place Eugène Ricklin décidée par le Conseil municipal de Dannemarie, unanime. 5

 

 

 

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Maison du Docteur Eugène Ricklin

Photo prise à l’occasion de la Marche de 1911 pour les fiertés alsaciennes

De dr. à g. P. Mumbach maire de Dannemarie, A. Munchenbach-Keller présidente d’Unser Land, R. Weiss créateur des écoles bilingues ABCM

 

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Dimanche 31 mai 2015, inauguration de la Place Eugène Ricklin

Paul Mumbach, maire de Dannemarie et ses adjoints.

 

Rubrique réalisée avec l’aide d’Alexandre Berbett et de Bernard Wittmann, historiens.

 

 

1 Centlivre rejoindra, en 1918, le camp français et deviendra, fort de la protection de l'administration française cette fois, l'adversaire le plus acharné de Ricklin.

2 Militant francophile

3 A l’exception de ceux en fuite, dont Karl Roos qui seront présentés aux Assises de Besançon qui les acquittera !

4 Texte écrit le 24 juillet 2016

5 Journal L’Alsace 3 juin 2015.