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Nouveau : LES CAHIERS JOSEPH ROSSÉ

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           Joseph Rossé      

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PRESENTATION DE CE NUMERO

Le Cercle Joseph Rossé va bientôt souffler sa deuxième bougie d’anniversaire. En deux ans, il a su multiplier les initiatives pour sortir le député de Colmar et directeur général de l’Alsatia de l’interdiction de mémoire dans laquelle l’avait rejeté l’infamante condamnation du procès de 1947 : conférences dans les différentes parties de l’Alsace (merci aux organisateurs !), articles de presse nombreux et de qualité (merci aux journalistes !), présentation et séances de dédicaces de la biographie publiée par Yoran embanner (merci aux libraires !), rénovation de la tombe familiale au cimetière du Ladhof (merci aux donateurs !) et surtout le Colloque tenu à Colmar le 28 octobre 2017, largement suivi (80 personnes le matin, la centaine l’après-midi, merci aux participants !), parfaitement médiatisé (merci encore une fois à la presse !) auquel  la publication des Actes a quasi-immédiatement succédé : une élégante brochure de 206 pages, largement diffusée, regroupant les quelque 14 contributions d’experts présentées tout au long de cette mémorable journée.

Le succès de la diffusion (payante) de ces Actes est à l’origine directe des présents Cahiers. Démonstration évidente de l’intérêt porté à Joseph Rossé, en dépit de tout (du dénigrement systématique de l’après-guerre, du poids des 70 années écoulées depuis, des atteintes persistantes à sa mémoire, des calomnies perpétuées jusqu’à aujourd’hui, et surtout l'omerta quasi-générale sur tout ce qui n'entre pas dans l'optique du "roman national français "), les Cahiers Joseph Rossé viendront ainsi compléter sous forme d’une publication-papier, si possible à un rythme bi-annuel,  les rubriques du site web ouvert par le Cercle  (www.josephrosse.com). Rendez-vous des historiens et des autres spécialistes attachés à la défense de la mémoire de Joseph Rossé et à sa réhabilitation morale, juristes, publicistes, philosophes,  ils apporteront à leurs lecteurs (et notamment aux adhérents du Cercle) les résultats des différentes études historiques  menées sur Rossé ainsi que ses amis régionalistes (conformément à l’objet statutaire du Cercle  qui encourage cette ouverture). S’y ajouteront la présentation de découvertes archivistiques inédites, la recension des ouvrages rejoignant ce combat et toute autre information d’actualité.

Le premier numéro se veut illustratif de ce projet : consacrant un article de fond à Médard Brogly, le meilleur ami de Rossé (merci à son auteur  Christian Thoma !) et à des pièces inédites d’archives concernant leurs relations, il offre un sommaire varié qui fait  également place au député libre-penseur d’origine protestante Camille Dahlet , au journal de la Jung-Volkspartei  dont Rossé fut le président et aux activités syndicales de sa jeunesse qui lui valurent ses premiers succès mais aussi ses premiers avatars. Un compte rendu de visite du mémorial d’Alsace et de Lorraine implanté à Schirmeck et haut-lieu de la calomnie à l’égard des autonomistes de l’entre-deux-guerres complète l’ensemble : bien que la polémique ne soit pas l’objet de ces Cahiers dont le but se veut avant tout scientifique, la republication actualisée d’un chapitre d’un livre devenu introuvable  concernant le « mémorial qui a des trous de mémoires » suscitera sans doute des réactions ; comme les éloges éventuels, elles seront les bienvenues. Enfin, venue d’Outre-Rhin, une contribution inédite vient prolonger, en allemand, le colloque de 2017 en portant un nouveau coup de projecteur sur l’entrelacs complexe des relations nouées par Joseph Rossé avec la résistance anti-hitlérienne  allemande. Elle concentre cette fois le faisceau sur un personnage aussi efficace que méconnu : Heinrich Höfler, homme de la Caritas, le Secours catholique allemand, basé à Freiburg im Breisgau. Si elle n’apporte pas encore, tant s’en faut, la totale lumière sur les liens entre le directeur général de l’Alsatia et les cercles catholiques allemands impliqués dans l’attentat du 20 juillet 1944, l’étude publiée ici marque une avancée certaine dans cette direction. D’autres suivront.

Cercle Joseph Rossé

5 octobre 2018

 

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SORTIE DES ACTES DU COLLOQUE DE COLMAR

Le 28 octobre 2017 était organisé au Grand Hôtel Bristol de Colmar  un Colloque binational réunissant historiens et juristes franco-allemands pour étudier la levée définitive de l'interdiction de mémoire frappant depuis 70 ans Joseph Rossé, ce grand Alsacien de l'entre-deux-guerres. 

Davant le succès rencontré par cette manifestation, la Direction du Cercle Joseph Rossé a mis en chantier au plus vite les Actes du Colloque, rassemblant les contributions des 14 intervenants et présentés sous la forme d'un opus de 200 pages au format 14,8x20,8 cm sous couverture cartonnée souple. Ils ont été édités le 28 décembre, deux mois après l'évènement.

 Ce livre n'a pas vocation à être diffusé en librairie, sauf exception. Pour  l'obtenir, trois solutions sont offertes aux personnes intéressées:

  •  soit une commande par la Poste, adressée au trésorier du CJR (M.Gerber 49 rue Charles Grad 68000 Colmar) avec un chèque de 19 € ( à l'ordre du Cercle Joseph Rossé) correspondant au prix TTC du livre augmenté des frais d'envoi ;

  • soit par internet à l'aide du lien ci-contre :http://www.lulu.com/spotlight/cerclejosephrosse Dans ce cas, la commande est passée directement chez l'imprimeur qui expédiera l'ouvrage après acceptation du paiement en ligne. 

  • soit, à Strasbourg, sur place au Centre Culturel Alsacien, 5 boulevard de la Victoire, au prix de 15 € l’exemplaire. »

 

L'AMI HEBDO 15/01/2018

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   L'AMI HEBDO 3/11/2017     Cjr colloque article ami hebdo     

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Ce site s’appuie sur les plus récents travaux d’historiens consacrés à Joseph Rossé, en particulier sur ceux de Michel Krempper publiés par cet auteur sous le titre de Joseph Rossé, 1892-1951, Alsacien interdit de mémoire à la suite de Aux Sources de l’autonomisme alsacien-mosellan 1871-1945.

 

Ils entendent mettre fin à soixante-dix ans d’ostracisme en retraçant pour la première fois l’itinéraire de ce personnage-clé de l’histoire alsacienne durant la période de l’entre-deux-guerres, qui, comme député de Colmar et porte-parole de l’Elsässische Volkspartei, le principal parti alsacien (chrétien-démocrate), a occupé dans le débat politique la place la plus éminente au moment où l'Alsace portait au plus haut les revendications autonomistes.

 

Personnage aux multiples facettes, Rossé nait en 1892 à l’époque du Reichsland Elsaß-Lothringen dans le Sundgau welsche, mais c’est cependant à Colmar qu’il exerce entre 1919 et 1945 ses diverses fonctions et responsabilités : enseignant, syndicaliste chrétien, puis après une injuste éviction de la fonction publique rédacteur en chef du principal quotidien catholique alsacien, l’Elsässer Kurier, directeur des éditions Alsatia, conseiller général du Haut-Rhin et surtout député à qui ses électeurs colmariens accorderont par trois fois leur confiance.

 

C'est également à Colmar qu'il vit l'annexion de l’Alsace par le Troisième Reich. Joseph Rossé aidera des milliers de compatriotes persécutés par les nazis – emprisonnés politiques comme Robert Schuman le futur « père de l’Europe », menacés de déportation, condamnés à mort (au moins 32), otages pris par centaines - en profitant de l'aura dont il bénéficie auprès  de l'occupant en raison de ses incarcérations comme autonomiste sous la Troisième République. Pilier de l’Alsatia qu’il transforme en bastion anti-nazi, il se fait le défenseur efficace de l’Eglise catholique en Alsace et de sa mission d’évangélisation sans cesse menacés par le national socialisme au long des années d’occupation.

 

Sur la base des informations du livre, lui-même appuyé sur des sources irréfutables, le visiteur du site est ainsi invité au cœur de la résistance anti-hitlérienne allemande qui aboutira à l’attentat du 20 juillet 1944 contre le Führer. Il pourra mieux mesurer l’iniquité de la décision totalement politique subie par Joseph Rossé en 1947 quand un tribunal de l’épuration - en fait une cour d’exception - le condamnera aux travaux forcés. Malade, il décédera prématurément derrière les barreaux en 1951, à 59 ans, après avoir connu 13 prisons et passé au total 2 450 journées et nuits de son existence dans des geôles. A la grande désolation des milliers d’Alsaciens qui espéraient sa libération et qui viendront se bousculer à ses obsèques.

 

Le site fait par ailleurs sa place à d’autres militants du combat régionaliste alsacien, qui ont partagé son combat avec Rossé. Pour l’instant ce sont Eugène Ricklin, l’abbé Xavier Haegy, Jean Keppi, Marcel Sturmel. D’autres sont appelés à venir bientôt compléter ce Panthéon alsacien pour permettre aux Alsaciens de retrouver la fierté de leur passé.